vendredi, novembre 24, 2006

« Au Canada il y a de la place pour tous » assurent Stephen Harper et les chefs Indiens... sauf pour les Métis et les C.F. !!!

À mettre au dossier des Métis avec un gros tag rouge ! Surtout en ce qui concerne la récrimination du grand chef Ghislain Picard qui dit textuellement :

« Les Premières Nations du Québec se réservent le doit d'affirmer leur statut de nations, quoi que tout autre gouvernement puisse laisser entendre. » « La reconnaissance d'un gouvernement par un autre gouvernement ne peut avoir de sens que grâce à des négociations qui permettent de confirmer la compréhension mutuelle de la nouvelle relation.» « Les droits ancestraux et les droits issus de traités des Autochtones, cités dans la Loi constitutionnelle de 1982, octroient juridiquement un statut unique aux Premières Nations. La Commission royale sur les peuples autochtones, qui a publié son rapport final il y a 10 ans cette semaine, a largement entériné nos droits et titres et a montré la voie aux Premières Nations et à tous les Canadiens. Cependant, le Canada n'a pas agi conformément aux droits ancestraux et issus de traités des Autochtones.»

Voilà qui est dit, fort bien dit et affirmé sans ambages à la face du pays. Que les Métis du Québec la retiennent bien celle-là. Parce qu'elle exprime une évidence criante à laquelle nous nous accrochons mordicus, cette bonne parole du représentant des Indiens du Québec marque aussi toute l'incohérence du discours de ces mêmes chefs indiens qui nous refusent ce qu'ils reprochent au gouvernement fédéral.

À mettre en exergue dans notre requête d'injonction appelée à être déposée d'ici peu pour intégrer —pleinement— la table de pourparlers sur l'Approche commune...

Russel Bouchard


Les Premières Nations veulent plus de clarté quant à la motion sur la "nation" présentée par M. Harper

http://www.newswire.ca/en/releases/archive/November2006/23/c8196.html

OTTAWA, le 23 nov. /CNW Telbec/ - Faisant référence à la motion présentée hier par le premier ministre Harper, l'Assemblée des Premières Nations demande au premier ministre de préciser sa position de façon à rendre justice au statut et au rôle des Premières Nations au Québec et dans l'ensemble du Canada.

Le chef national Phil Fontaine a déclaré : "Conscients comme nous le sommes de notre propre histoire et de notre identité, nous désirons respecter les autres collectivités et les autres traditions au Canada. L'APN a été et reste ouverte à la reconnaissance de la nature de la société québécoise, reconnaissance qui tient compte de caractéristiques uniques comme le français langue majoritaire dans cette province. Il est important toutefois qu'une telle reconnaissance soit accordée d'une façon qui ne rejette ni ne réduise d'aucune façon l'identité nationale des Premières Nations, au Québec comme partout au Canada."

Le chef régional de l'APN pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, a ajouté que : "Les Premières Nations du Québec se réservent le doit d'affirmer leur statut de nations, quoi que tout autre gouvernement puisse laisser entendre." M. Picard a ajouté que : "La reconnaissance d'un gouvernement par un autre gouvernement ne peut avoir de sens que grâce à des négociations qui permettent de confirmer la compréhension mutuelle de la nouvelle relation." Les droits ancestraux et les droits issus de traités des Autochtones, cités dans la Loi constitutionnelle de 1982, octroient juridiquement un statut unique aux Premières Nations. La Commission royale sur les peuples autochtones, qui a publié son rapport final il y a 10 ans cette semaine, a largement entériné nos droits et titres et a montré la voie aux Premières Nations et à tous les Canadiens. Cependant, le Canada n'a pas agi conformément aux droits ancestraux et issus de traités des Autochtones.

En fait, les Premières Nations de tout le Canada sont frustrées du manque d'attention et d'action que suscitent les questions les intéressant. Au moment même où le gouvernement du Canada dépose cette motion, il s'oppose catégoriquement à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes. L'opposition du Canada à cette déclaration non exécutoire, qui n'établirait que des normes minimales quant à la dignité, à la survie et au bien-être des peuples autochtones, est peu scrupuleuse et contradictoire.

"L'annonce d'un surplus plus important que prévu et de réductions d'impôts additionnelles par le ministre Flaherty représente également un autre coup dur pour les Premières Nations", a fait remarquer le chef national. "Malgré que les crises croissantes sur le plan socio-économique au sein des Premières Nations dans l'ensemble du Canada soient bien connues, nous ne recevons ni reconnaissance ni investissement."

"Nous croyons toutefois que les Canadiens se soucient de ce fait et que, si l'occasion leur était offerte, ils appuieraient nos programmes visant à corriger les problèmes disproportionnés auxquels font face nos collectivités en matière de santé, d'éducation et de logement", a ajouté le chef national. "Le défi est que le gouvernement du Canada agisse concrètement, reconnaisse les Premières Nations et travaille finalement avec nous dans le meilleur intérêt des membres des Premières Nations et de tous les Canadiens. Il serait très triste que, à moins de constituer un bloc de circonscriptions girouettes
potentielles, votre voix, peu importe vos droits, soit sans valeur dans ce
pays."

"Au Canada, il y a de la place pour tous", a déclaré le chef national en concluant. "Le premier ministre, Stephen Harper, et tous les gouvernements qui suivront devront chercher un équilibre en matière de droits des Québécois, des Premières Nations et des autres Canadiens afin d'assurer la prospérité de ce pays que nous partageons tous."

1 commentaire:

Jacques Bergeron a dit...

Même si Boisclair s'est démontré être un peu plus
stratège que Duceppe, Gilles de son prénom,(voir sa
déclaration d'hier dans les journaux d'aujourd'hui) il
demeure que les Fédé ont dix fois plus de stratégie
que les «indépendantistes».À cet effet, je vous envoie
ce court texte, que j'ai aussi fait parvenir aux
journaux (Devoir: réponse ce matin; Pourrions le
publier si???)et aux chaînes de télévision.
Je vais inclure, si vous me le permettez, un autre
texte sur une rue à nommmer du nom d'un ancien premier
ministre du Québec, Robert Bourassa, en l'occurrence.
Même si tous les journaux l'ont reçu, aucun n'a osé
publié cette lettre/suggestion. Il faut comprendre
qu'ici on touche à un «Anglais», ce qu'il ne faut
jamais faire. On préfère suggérer de changer le nom du
Bd Pie IX qui ne représente après tout, qu'une partie
de notre héritage historique de Canadien-français
catholique.Mais cette jeune génération issue de ce
qu'on nomme les Baby boomers,«sic»(Bombe à retardement
inculte historiquement) ne connaissant pas son
histoire, faute de leurs parents et des anti/tout et
n'importe quoi, pourvu que ce ne soit pas leur
rectitide politique et leur manifestation d'inculture,
ne peut que réagir comme cet individu qui voudrait
voir disparaître encore une fois une partie de son
héritage historique religieux. Même les communistes de
Russie ont su conserver une «grande» partie,de leur
héritage religieux «Orthodoxe». Mais nos «ados», même
s'ils ont 35 ans, ne peuvent comprendre ces éléments
de leur histoire, puisqu'ils vivent dans une très
«grande noirceur» intellectuelle.
Comme il est difficile de libérer un «esclave»
lorsqu'il est enfermé dans son «moi» qui lui interdit
tout analyse en dehors de son admiration pour sa
personne!
Salutations
Jacques Bergeron
Ahuntsic, Montréal